Le Canada dans la peau

Non, il n’est pas venu pour moi le temps de faire le bilan. À vrai dire, j’ai commencé ce post il y a un an (où je ne pensais pas du tout au départ puisqu’on venait d’emménager dans notre nouvel appartement). Mais je pense que, tant que je suis encore au Canada, je devrais continuer ma petite liste (sans petite larme!).

Tout ce à quoi je me suis (bien!) faite au Canada:

– le beurre d’arachide (mais je trouve ça drôle d’utiliser le terme anglais “peanut butter” pour en parler). J’ai commencé par acheter sûrement le beurre le plus modifié sur le marché (mais le nounours est tellement miiignon). Je consomme maintenant du “vrai”, celui qui est fait au Market Organics.

– les bagels. Non, ne t’inquiète pas, le croissant, je ne t’ai pas remplacé! J’aimerai toujours tes délicieuses fines couches de pâte feuilletées beurrées. Mais question prix et praticité, le bagel est bon et tient longtemps au ventre (très bourratif). Et puis, on peut surtout le tartiner de peanut butter… mmmh, mon favori. Ça remplace un peu les tartines pain-beurre de France.

– les burgers et les poutines.

– les tires à l’érable. Je croyais ce plaisir réservé uniquement à l’hiver (le sirop d’érable chauffé est déposé sur la neige et il durcit doucement pendant qu’on l’enroule sur un bâtonnet de bois pour en faire une sucette) mais j’ai trouvé des sucettes qui reproduisent le même plaisir au Marché Outaouais (ça, c’est sûr, y’en aura dans ma valise).

– l’hiver. J’aime le gros clash entre l’été et l’hiver (+35 humide à -35 avec un grand vent sec). Pour moi, c’est ça, le vrai hiver! Et pourtant, je me suis plainte… mais seulement à la fin des hivers, comme tout le monde quand il en re-neige une couche, alors qu’elle était toute partie (et que c’est avril)!

– le bilinguisme. C’est tellement pratique de pouvoir avoir le choix de lire ou de parler en français ou en anglais. Mais cela est peut-être seulement un aspect très présent à Ottawa car la capitale se veut représentative de tout le pays.

– la gentillesse des gens *****

– de passer au feu rouge, pour tourner à droite uniquement!

Seul aspect entre les deux :

– le québécois. J’ai grandement amélioré ma compréhension orale et j’ai appris pas mal de vocabulaire, mais je suis sûre que je ne comprendrais jamais parfaitement TOUS les Québécois, puisqu’il y a différents accents, des patois, des dialectes suivant la ville ou le coin d’où la personne vient…

Tout ce à quoi je ne me suis pas (encore?!) faite:

– le café. Pas de bol pour moi, le Canada, champion des mégas gros gobelets de ce liquide fumant n’a pas réussi à me convaincre. C’est presque dommage, j’ai l’impression de manquer quelque chose de culturel, car on dirait que tout s’y passe, dans ces Tim Hortons, Starbucks et autres Second Cup (j’en passe car il y en a à la pelle).

– les unités de mesures. Je sais juste que mon copain fait 6 pieds de haut. Mais quand j’entends qu’un bébé de 9 livres est né, je plains la mère!

– les écurueils noirs sortant des poubelles… Je les ai même trouvés super charmants au début (c’était dans le parc du Mont Royal à Montréal), mais les pauvres en ville qui font les poubelles, léchant les sachets plastiques, auxquels il manque des touffes de poils et parfois la queue, m’attristent beaucoup, ou m’exaspèrent, quand mes pots de fleurs ou mes poubelles sont retournées ! (Cela s’applique aux ratons-laveurs aussi.)

– les déchets. Je n’ai que Ottawa et Gatineau en exemples évidemment car ce sont mes lieux de vie en ce moment. Et ça vient peut-être du fait que j’ai habité en Autriche que cela me frappe, mais je vois beaucoup de déchets par terre, dans la nature, des sacs poubelles éventrés (ben oui, pas de couvercles, les rats, pardon, les écureuils sentent la nourriture (peu de gens ont une poubelle compost) et ne s’arrêtent pas à la mince pellicule de plastique pour aller chercher ce qu’il reste…

1 Comment

  1. Ça fait 15 jours que je lis tes archives de blog (excuse du mot “archive”, pas péjoratif!)

    J’ai rigolé pendant 5 minutes sur la photo de l’écureuil qui mange sa part (pointe?) de pizza.

    C’est marrant, moi je ne me suis jamais faite au beurre d’arachide. Aucun d’entre nous n’est fan à la maison, Feng et moi avons cette théorie que c’est un goût acquis. Mais visiblement, tu es plus aventureuse que nous!

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